Vision sociale

La vision sociale de la société par un simple citoyen qui connait les institutions sociales et  l'action sociale et qui s'intéresse à l'organisation sociale en général.
Mardi 3 avril 2007
Après des études approfondies, des recherches sérieuses, je suis arrivé à retrouver le sens et le contexte des slogans des principaux candidats à  l'élection présidentielle.

Plus que de slogans, il s'agit de professions de foi, du fond de la pensée.

Comme d'habitude une phrase sortie de son contexte perd de son sens.

Avec moi vous pourrez enfin connaitre le vrai sens des phrases :

    Nicolas SARKOSY : "Travailler plus pour gagner plus"

Décriptons : Cher amis, chers salariés, ouvriers, vous qui êtes indispensables à la marche de la société et à la richesse de la France, vous pouvez travailler plus (là subsiste un doute entre le verbe pouvez et devez). En effet, pour que les propriétaires de vos entreprises puissent gagner plus, c'est indispensable"

    Ségolène ROYAL : "l'ordre juste"

Décriptons : En vérité, je vous le dis avec force, c'est en mettant de l'ordre dans les  idées de
gauche au Parti Socialistes que nous aurons juste une petite chance de remporter les élections.


    François BAYROU : "ni gauche, ni droite".

Decriptons : Mes chers amis, qui me faites semble-t-il de plus en plus confiance (quoique), il me parait important de ne pas prendre position. Ni pour amis de gauche, que je ne voudrais pas froisser ni pour pour amis de droite que je ne veux pas avoir comme ennemis il est opportun de ne pas trancher.

Quand je vous disais qu'il faut toujours lire entre les lignes.
Par Pierre - Publié dans : Débats
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Mardi 27 mars 2007

J'ai reçu le commentaire suivant d'Estelle : "Il est simple de tirer sur une categorie professionnelle pour se decharger de la passivité des mouvements de regroupements de revendications des travails sociaux 

a t on deja vu une assistante sociale aller en prison pour faute professionelle non couverte et ni assumée par son superieur au vue de la charge de travail ? les dorsolombalgies sont elles une maladies professionnelle courante chez les travailleurs sociaux? les conditions et contraintes professionnelle sont elles même comparables ?

il me semble que vos revendications seraient suivies si elles etaient vraiment appuyées d exemples et cadrées et pas basées sur le "il a une plus grosse part du biscuit sec "quand le patronnat et nos elus s empiffrent de caviar et de champagne "


Merci pour le commentaire. Ce Blog est fait pour ça. Plus il y a de débats mieux c'est.

Le débat est intéressant.

Toutefois, loin de moi l'idée de cibler les infirmières. Leurs revendications me semblent légitimes. Je n'ai pas compétence pour les juger. Il me paraissait intéressant de mettre les difficultés des assistantes sociales en perspective. Et j'ai choisi le métier d'infirmière comme point d'appui.

De même, le métier et les fonctions des assistantes sociales sont mal connus. Pour une raison simple, entre autre, c'est qu'on n'a pas vraiment envie de savoir, leurs fonctions est trop dur à accepter. Votre remarque en est la preuve.

Grâce à la médiatisation et au travail reconnu tous les jours des infirmières, tout le monde les connait et connait leur métier. On aura forcément un jour ou l'autre et d'une mannière ou d'une autre à faire à une infirmière.

Par contre on espère tous ne pas avoir à croiser une assistante sociale. Sinon ce sera soit parce q'uon est pauvre soit parcequ'on est en difficulté dans l'éducation des ses enfants. Avouons que ce n'est pas très réopuissant.

Les images des métiers différent. Voilà tout.

Il me parait important par contre de rappeler qu'une partie des fonctions des assistantes sociales est très pénible et pas reconnue. Ne serait- ce que par des salaires très bas.

A ce stade, je voulais citer un exemple, je l'avais rédigé. Finalement je ne le publie pas. Il s'agissait d'un placement d'enfants (4). Cela fut dur, avec notamment intervention de la police. Je me suis ravisé car quand c'est trop dur on garde pour soi. Tout ne se raconte pas.

Mais en même temps n'est -ce pas un tord de ne rien dire ?. Cela participe à l'opacité du métier et à sa méconnaissance.

Mais de raconter servira à quoi : effrayer, plaindre, rendre les gens mal à l'aise ?
Je prends donc le partie de ne pas raconter.

Mais sachons quand même que la fonction d'assistante sociale ne s'arrête pas le soir en quittant le travail. Combien de fois ai-je repris des situations avec des assistantes sociales le lundi matin après qu'elles ai passées le week-end à y repenser et à s'assurer qu'elles avaient fait le nécessaire. "L'enfant que j'ai laissé dans cette famille va-t-il bien, vais-je le retrouver lundi etc ?". Combien dee fois ai-je attendu des assistantes sociales jusqu'à 22h qu'elles reviennent d'un placement d'un enfant en danger. Combien de fois a-t-on soutenu une assistante sociale qui doit rédiger un signalement d'enfant maltraité avec moulte détails de violences. Etc, etc,.

Le tout pour un salaire de 1200€ par mois pour une débutante après 3 ans d'étude. Sachant qu'une débutante à les mêmes fonctions que les autres. Je rappelle que le salaire médian en France est désormais d'un peu plus de 1200€ par mois. C'està dire qu'il y a autant de personnes en dessous qu'au dessus.

 Cherchez l'erreur.

Par contre, pour certains, ce débat peut paraître indécent. L'essentiel est d'avoir du travail, de l'avoir choisi. Ce n'est déjà pas si mal. Un bénéficiaire du RMI perçoit 370 € par mois. Il est lui aussi loin du compte. Ceci dit, si chacun est à sa place, la machine tourne mieux. La reconnaissance du travail et de l'utilité sociale est valable pour tous.
Je comprendrais ques les personnes en situation précaire trouve cet article décalé. Ce qui permet de rélativiser le débat.

Le coeur du problème n'est donc pas là : c'est avant tout la justice sociale qui compte  et l'équilibre entre les forts et les faibles. Thèmes essentiels présents dans ce blog.


Par Pierre - Publié dans : Débats
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Mercredi 21 mars 2007
La pression monte dans tous les services.


Elle monte dans les entreprises.

L'ANPE n'est évidemment pas hors de toute pression.

Il est désormais de notoriété publique que l'ANPE doit faire du chiffre. Elle doit rencontrer tous les mois les chômeurs. Pour leur proposer des pistes d'insertion et aussi pour mesurer la motivation des sans emploi.

Parallèlement le chiffre du chômage baisse. En effet les radiations s'accélèrent. A ce sujet voir les articles ici et là.

Ceci dit ce qui est sûr, c'est la pression qui existe à l'ANPE sur les agents.

Sur une ANPE d'une ville de taille moyenne avec un taux de chômage dans la moyenne, cela représente  180 demandeurs d'emploi par agents ANPE. Sachant qu'ils doivent être vus chacun une fois par mois et qu'il a fallu en quelques mois revoir toutes les personnes en "stocks" (terme consacré). Je vous laisse donc imaginer le rythme de travail, la durée des entretiens et donc la qualité qui en découle. En effet, il ne suffit pas de pouvoir justifier d'un entretien par mois pour être sûr d'avoir été efficace dans l'écoute et l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Certes, il y a eu des recrutements de conseillers ANPE... en CDD. De la même manière qu'il y a eu des recrutemets dans des maisons de l'emploi en CNE.

Ces jours ci, un conseiller ANPE, avec qui je travaille régulièrement, m'indique que l'ANPE a ouvert un numéro vert pour la prévention des suicides.
Intéressé je l'interroge et souhaite avoir des détails en pensant que l'ANPE met en place un dispositif à destination des demandeurs d'emploi. Car en effet il semblerait que la pression s'excerce sur eux également. Initiative qui me parait donc opportune.

Le numéro vert n'est pas pour les demandeurs d'empli mais pour les conseillers ANPE. Ainsi donc, contrairemnt à chez Renault, l'ANPE anticipe les effets de la pression mal contrôlée. Une bonne nouvelle pour les agents ANPE.

Mais encore une fois au lieu de s'interroger sur l'intérêt et la gestion de la pression on propose une solution d'extrémité. Comme pour se dédouaner

Autrement dit, on ne veut pas organiser l'ANPE autrement, on cède à la pression populaire et politique, les dirigeants mettent la pression sur les agents.  Il est problable que le numéro vert coûte moins cher que de mettre en place un véritable service aux demandeurs d'emploi avec des agents formés et qui ont le temps. Il est de toute manière très rentable politiquement, surtout en ce moment, de pouvoir revendiquer un suivi régulier des chômeurs autant pour les aider que pour leur mettre la pression. Les remettre au travail ces fainéants !!

A noter d'ailleurs que des suicides il n'y a ne pas que chez Renault, Peugeot a eu également le sien récemment.

Je reparlerai de la pression dans l'industrie automobile dans un prochain article. Exemple à l'appui. Et là il n'y a pas de numéro vert.

Alors, chômeurs, prenez soin de vos conseillers ANPE.


Par Pierre - Publié dans : Service public
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Jeudi 22 février 2007
Et si on choisissait ?

Priorité aux salariés. Travaillez plus pour gagner plus.

Les groupes du CAC 40 ont reversé
en 2006 40 milliards d'Euros à leurs actionnaires. Ce qui correspond à 45% de leurs profits et surtout c'est 25% de plus qu'en 2005.

C'est un record.

Les salaires du privé eux ont augmenté de 3%.

Le nombre de bénéficaires du RMI ne diminue pas.

Le nombre de contrats aidés non plus.

Le pouvoir d'achat d'un bénéficiaire du RMI a diminué de 20% depuis sa création en 1989.

Il faut réhabiliter le travail.

Les bénéficiaires du RMI doivent se prendre en charge.

Cessons l'assistanat.

Les profits servent avant tout à l'investissement.

Il faut mettre un bouclier fiscal à 50% pour éviter la fuite des capitaux.

Supprimons les droits de succession, on est sûr comme ça d'avoir de plus en plus de riches rentiers qui pourront d'ailleurs acheter plein d'actions qui elles mêmes sont de plus plus rémunérées afin de permettre d'acquérir des biens et de payer des employés de maison.

C'est un jeu :
Entourez l'information qui vous plait le plus. Puis joignez par des flèches les affirmations qui ont un rapport. Enfin, téléphonez au patron de Total pour lui donner votre score (et votre salaire).

Par Pierre - Publié dans : Pauvreté
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Jeudi 22 février 2007
Il faut permettre à ceux qui veulent gagner plus de travailler plus !!

Au demeurant tout le monde est d'accord avec cette affirmation.

Mais qui décide qu'un ouvrier, pour ne parler que d'eux, va travailler plus ?.

A-t-il seulement la certitude d'avoir du travail, de continuer à travailler ?

Un petit exemple vaut mieux que des grands discours. A elle seule cette situation résume les dommages collatéraux de la mondialisation. Disons plutôt de la volonté des consommateurs d'avoir toujours mieux au moindre coût et celle des propriétaires des entreprises de gagner toujours plus sans rien faire, quelques soient les dommages colatéraux.

Elle illustre également les joies des ouvriers qui ne savent  pas combien de temps encore ils auront un emploi.

On y voit également l'absence absolue de choix dans la durée du travail et des horaires malgré fatigue et organisation familiale.

On peut aussi y trouver la précarisation du travail et la difficulté grandissante d'élever des enfants et de travailler pour avoir un niveau de vie acceptable.


L'exemple donc :

En province, à 3h de Paris avec autoroute et TGV. Région fort touristique fréquentée jadis par les rois de France. A noter d'ailleurs que la richesse générée par le tourisme de masse n'est pas répartie. Quand on est ouvrier on le reste même avec des Japonnais et des châteaux autour.

Un région pas pauvre, le Conseil Général indique fièrement sur son site internet que le nombre de bénéficiaires du RMI a diminué. Ce qui signifierait que l'emploi est reparti à la hausse (voir l'article : "pas de baisse du RMI").
Une région ou le climat est doux, les terres sont fertiles, il y a du bon vin. Un vrai délice pour les vacances.

Cependant, pendant que les vacanciers se prélassent, je plaide coupable mais mon cerveau et ma conscience reste intacts, les ouvriers eux bossent. Pas de quoi culpabiliser, c'est la loi du genre. Chacun son tour en vacances. Chacun également en focntion de ses moyens, rien de choquant.
Mais là n'est pas le sujet.

Voici la société PLASTIVALOIRE. Là vous devriez voir où se situe l'action. Créée au pied d'un château, avec des succursales au pied de vignobles, en Tunisie, en Roumanie, Pologne ou en Espagne. Elle fabrique, entre autre des cadres et accessoires plastiques pour téléviseurs.

Tout le monde aura noté que ce type de produits est en général fabriqué à l'étranger pour des questions de coût. le patron a réussi à conservé son activité en réservant les chaînes françaises à la mise en place de nouveaux produits. Il sont créés et lancés en France puis la grande production est délocalisée.
Question de survie.
Cette entreprise fournie Philipps qui est passé du 1er rang mondial au 3ème. Ses besoins sont donc en baisse, les commandes aux sous traitants également.

Petite remarque au passage : les entreprises qui délocalisent font souvent la même chose. Certaines mêmes ont été obligées de relocaliser pour continuer à produire qualité et innovation. Il semble donc qu'il s'agissent, comme d'habitude, de trouver le juste milieu entre partir et rester avec des intérêts pour les 2 options.

Seulement voilà, la production baisse. Plus besoin d'autant d'ouvriers. C'est mécanique. Les employés savent que dès la semaine prochaine les cadences vont être réduites avec la suppression d'une des 2 équipes. Ainsi, au lieu de travailler en 2/8 tout le monde commence à 5h du matin.

Conséquence : Mme V, chef d'équipe, a une fille de 8 ans, pas de mode de garde, surtout à 4 h30 du matin heure de  son départ. Son mari travaille à la même heure dans la même entreprise. Tous les 2 partent à 4h30.
Deuxième conséquence la fatigue de se lever tous les jours à 4h et d'avoir un travail physique. Ce qui est un constat sans que ceal soit choquant.

aucun choix
      -  le changement d'horaires n'est pas négociable
    - la majorité des ouvriers a du prendre ses congés et RTT faute de travail.
   - les intérimaires, qui aimeraient bien travailler plus, sont licenciés.
       - Créer une réelle insécurité pour les enfants qui dans la plupard des cas sont seuls à la maison.
          ...

Oui, travailler demande des efforts, rien de choquant à cela.

Mais : qui choisit de travailler plus. Qui fixe les règles, les salaires, les horaires, les rythmes de production, les délocalisations, le chômage technique.

Le salarié ?

Est-on sûr que Mme V a le choix de travailler plus et de choisir ses horaires.

Le sujet n'est pas de discuter le fonctionnement de l'entreprise, mais qu'on arrête de prendre les ouvriers, et les autres, pour des truffes. CE N'EST PAS LE SALARIE QUI DECIDE DE TRAVAILLER PLUS MÊME S'IL LE SOUHAITE. Demandez aux caissières de supermarchés, toutes à temps partiels.

De plus, la brutalité avec laquelle le cadre de l'entreprise, sans précautions, sans préparation, sans réflexion a annoncé aux équipes la baisse de production et les changements est discutable. Ce jeune cadre n'a jamais été ouvrier, il ne sait pas ce que c'est, il n'a pas de charges de famille, il est sorti des études il ya peu de temps. Il a sa place dans l'entreprise mais doit être un peu humble, il ne sait pas tout.

Autre information, le cours en bourse de l'entrepise augmente depuis un an : chercher l'erreur.

Ne voyez pas là un discours anti-entreprise mais un modeste décryptage du décalage entre le discours et la réalité. Cette entreprise fait vivre plusieurs milliers Français mais j'en ai marre qu'on nous prenne pour des imbéciles et avec sérieux en plus.



 



Par Pierre - Publié dans : vision-sociale
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Lundi 5 février 2007
GDF perd ses chèques 

Pour l'instant GDF n'est pas privatisé. Il parait.

En revanche, c'est sûr, il est séparé d'EDF.

Depuis elle perd les chèques et en profite pour pénaliser les clients.

Qui l'eu cru.

Je m'explique.

Depuis le 23 novembre 2006 les deux entreprises EDF et GDF sont totalement indépendantes l'une de l'autre, notamment les services clientèles et recouvrement.

Pour nous, service payeur (Conseil Général) des aides fiancières d'aide aux clients en difficulté ce n'est pas important. On est payé pour s'adapter à de nouvelles méthodes de travail. Par contre GDF accentue sa pression sur ses clients : GDF fait payer, au sens premier, à ses clients ses propres erreurs.

Pour être plus précis :
Un usager a du mal à payer une facture ou une dette. Il peut sollicilter le FSL (Fonds Social lié au Logement) auprès du Conseil Général de son département. Si les conditions sont réunies il peut obtenir une aide financière. Aide complétée le cas échéant par les fonds sociaux de communes.

Cest là que ça devient triste. Telle ville paye le compte GDF qui refuse le paiement car il faut payer sur le compte solidarité commun avec EDF. Compte qui n'existe plus. Tel Conseil Général paye sa part à GDF. Les chèques disparaissent, ne sont pas encaissés.  Ou mieux il sont envoyés à GDF, conformément à leurs consignes, et se trimbalent de service en service dans une enveloppe. Résultat, retard dans les encaissements ou vol des chèques par des agents GDF.
Encore mieux, les paiements sont encaissés mais ne sont pas affectés au compte du client, ou alors sur une dette et non sur la facture concernées.

Résultat, en dehors de l'anecdote, il faut savoir que les aides octroyées ne sont pas imputées aux clients à cause des problèmes d'organisation de GDF.  Les clients contiuent donc à recevoir des lettres de relance sur lesquelles ne sont pas déduites les aides octroyées. Les avis de coupure continuent à arriver. GDF refuse de tenir compte des notifications officielles des payeurs et ne se fie qu'aux encaissements. Encaissements qu'il refuse ou perd.

A n'en pas douter le dindon de la farce est toujours le même. Les services GDF sont à deux vitesses : à grande vitesse pour le recouvrement et à petite vitesse pour les encaissements et la prise en compte de la demande sociale.

Si j'avais mauvais esprit je dirais que GDF le fait exprès. En effet, combien d'usagers, affolés par les lettres de relance malgré les aides octroyées vont aller payer pour ne pas être coupés. Le résultat pour GDF est facile à voir. Il est surtout tangible pour le client.

J'ai pas mauvais esprit je ne dis donc pas que c'est fait exprès. Par contre ils pourraient faire exprès de nous faire confiance et de se magner d'être efficaces et surtout de nous laisser la possibilité de négocier à la place des clients. Car même si les services du Conseil Général téléphonent ou écrivent, ils sont intraitables. L'argent doit rentrer.

Et GDF n'est pas privatisé.
Par Pierre - Publié dans : Service public
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Mercredi 31 janvier 2007
Petite brève

Juste pour signaler qu'enfin j'ai entendu ce matin des commentaires à la radio mettant en doute réellement la baisse du chômage.

Notamment en signalant que le RMI ne baisse pas. Par conséquent il est bien un indicateur. Les bénéficiaires du RMI profitent en premier de la moindre reprise économique et des moindres création d'emploi. Or le RMI ne baissant pas d'un poil, le chômage ne baisse pas. Au mieux il se stabilise. Ce qui n'est déjà pas si mal.

Petite satisafaction personnelle. Mon analyse n'était pas si mauvaise et même si mon blog ne fait pas partie des sources des journalistes j'adore penser qu'il m'ont piquer ma démonstration. Et en plus ce n'est pas la première fois que j'évoque un sujet et son analyse avant qu'il soit repris dans les médias. Comme par exemple le remboursement des primes pour l'emploi (voir l'article : "Chômeurs : remboursez la prime pour l'emploi !")

Soit je suis plus rapide, soit ils sont plus longs.

Petit exercice délicieux d'autosatisfaction. En toute modestie.

Trève de plaisanterie. L'essentiel est que l'information soit diffusée et comprise.
Par Pierre - Publié dans : Pauvreté
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Lundi 29 janvier 2007
Le chômage baisse, le saviez-vous ?

A chaque mois ses bons chiffres du chômage; Nous sommes, selon le gouvernement et l'ANPE à un taux de 8,7 % de demandeur d'emploi sur la population contre 9,6% il y a un an.

Tout d'abord précisons que le chômage, dans ce sens, est le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE immédiatement disponibles pour un emploi à temps plein. Vous noterez avec moi, que cela exclu tous les temps partiels, les vacataires, les contrats aidés par l'Etat, etc.

Ensuite, l'INSEE et le Bureau International du Travail (BIT) ont une notion plus large du chômage. Le compte se fait par sondage, auprès de 70000 personnes pour l'INSEE,  et, pour ces 2 organismes, un chômeur est une personne qui se déclare sans travail et souhaite en trouver un.
Notons que cette définition est plus adaptée à la réalité et a  le mérite dêtre commune à différents pays.

Les chiffres révèlent donc qu'en fait il y a 130 000 chômeurs de plus que ce que veut bien dire le gouvernement. Soit un taux de chômage de 9,2% et non 8,7%. Soit, 2,5 millions de personnes privées d'emploi et non 2,37 millions. Une bagatelle.

Et, comme par hasard, les chiffres de l'INSEE et leur analyse ne seront pas publiés cette année en mars mais en .... septembre. Raison invoquée, des problèmes techniques et statistiques, qui, avouons le, tombent à pic avant les élections présidentielles.

Tou ça pour dire que ces chiffres et définitions confirment ce que je dis dans ce journal, et je ne suis évidemment pas le seul : le chômage ne baisse pas.

Je complète donc mes propos :

- Le nombre de bénéficiaires du RMI ne baisse pas. Sachant que la reprise économique ou la création d'emplois a un effet direct sur les emplois les moins qualifiés, donc sur les bénéficiaires du RMI. Reprise économique égale toujours  baisse instantanée du nombre de bénéficiaires du RMI. Or pas de baissse. Par exemple : un territoire de 52 000 ha, en Province, avec une ville centre de 20 000 ha. Contexte économique classique, ni très dynamique, ni en déclin. Taux de chômage dans la moyenne. 2005 : 1425 bénéficaires du RMI, 2006 :1489. Aucun signe de reprise économque.

- Le nombre de contrats aidés par l'Etat et le Conseil Général est en augmentation. Ils touchent prioritairement les bénéficiaires du RMI. Leur développement limite la hausse du nombre de RMI.

- Les méthodes de l'ANPE  sont désormais connues. Mais pas que de l'ANPE, puisque le système d'inscription veut que le sans emploi aille en premier aux assedic puis à l'ANPE. Sachez d'ailleurs qu'un demandeur d'emploi qui se présente sans RDV dans une agence vide avec des conseillers disponibles ne peut pas être reçu. Il doit décrocher un téléphone dans l'agence pour prendre RDV.  Bref tout est fait pour qu'il y ai des erreurs dans les parcours. Notons également que ces derniers mois les radiations se sont accélérées.

- Précisons aussi qu'au moins 10% des bénéficiaires du RMI ne sont pas inscrits à l'ANPE. Rien les y oblige mais ils ne sont pas comptés dans les chiffres du chômage.

Alors qu'on ne nous raconte pas d'histoires !.

Mais surtout le plus surprenant est l'écho de ces chiffres.

Alors de 2 choses l'une, soit il y a trop de gens qui n'ont pas de sens critiiques et qui s'informent mal, auquel cas les gouvernements auraient tord de se priver de mentir et surtout de s'arranger pour que les gens soient mal éduqués. Soit nous sommes une majorité à être correctement informés et dotés d'un sens critique aigu et auquel cas les gouvernements prêchent dans le désert et se font plaisir en se leurant eux-mêmes.


Le problème est que je doute qu'un gouvernement fasse autant d'efforts pour rien. Ce doit être rentable de communiquer sur des mensonges.

Dans cette histoire personne ne joue sont rôle, ni les ministres, ni les médias, notamment la télé, qui ne donnent pas d'informations mais sert de chambre d'enregistrement des propos gouvernementaux, ni l'opposition qui fait sont show.

Ce qui m'énerve le plus est la persistance de la mauvaise foi et du mensonge, qu'on nous raconte des anneries sans honte et avec persistance.

Alors pensons à voir pour comprendre et comprendre pour être actif.
Par Pierre - Publié dans : Pauvreté
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