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Vision sociale

La vision sociale de la société par un simple citoyen qui connait les institutions sociales et  l'action sociale et qui s'intéresse à l'organisation sociale en général.
Mardi 5 septembre 2006
C'est court mais je tiens à le crier. Comme je ne peux pas le faire dans mon village car tout le monde s'en fout je le crie ici :

NON A CETTE PUTAIN DE PRIVATISATION DE GDF.

Ce n'est pas admissible que pour soit-disant sauver une entreprise au demeurant respectable qu'on vende une entreprise qui assure un service public.

Qu'on me donne un exemple de libéralisation qui a amélioré le service et le prix : téléphone, train anglais, service des eaux ...

Tous ces services sont plus chers et le service rendu est conditionné par les bénéfices.

Depuis que les entreprises ont le choix de leur fournisseur d'électricité les prix ont grimpé jusqu'à 60%. Et maintenant la commission européenne, et donc nos gouvernements, parlent de réinstaurer des tarifs régulés.

Le gaz a augmenté alors que seul le pétrole flambe. Imaginez une fois privatisé. Les Russes nous tiennent à leur merci avec leur gaz. Soyons sérieux, une seule entreprise privée va contrer ce malade de Poutine.

On entend ici ou là que l'électricité ou le gaz ne sont pas statégiques : ah bon, qu'est ce qui l'est alors ?

Connaissez vous les prix de l'eau dans les villes dont les entreprises privées ont la délégation de service public ?

On l'a déjà évoqué ici : EDF ne négocie plus aucun plan d'apurement ni de paiements échelonnés et coupe dans les 3 semaines faute de règlement (voir les articles sur ce sujet).

Et on veut nous faire croire que la privatisation est notre planche de salut.

Mais quand nos dirigeants feront-ils de la vraie politique ?
Par Pierre - Publié dans : Service public
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Mardi 5 septembre 2006
Avis à la population, les informations vous sont servies, pas pilotées du tout.

Ecoutez plutôt :

"A cachan une enquête montre que  54 % des étrangers des étrangers présents dans le gymnase sont en situation irrégulière".

Scandale, enfer, damnation, ignominie.

Et oui sauf que 46 % sont en situation régulière, que pour la plupard ils travaillent que les enfants pourraient aller à l'école, qu'ils touchent les prestations sociales (voleurs !!!), qu'ils participent largement à l'économie française, qu'ils ne coûtent pas un rond à la sécu car ils ne vont pas chez le médecin (de toute manière ils prennent de moins en moins la CMU).

Et ces 46% là n'ont pas de logement.

Ah bon, la France n'est pas capable de leur en fournir ? C'est vrai elle est trop pauvre.

Je ne peux plus voir ces situations sans m'insurger.

Faut-il expulser manu militari les 54% : pourquoi faire, à part de la politique ? Posons nous la question de savoir pourquoi ils sont là chez nous ? Et quel intérêt on en tire tous.

Par Pierre - Publié dans : Etrangers en France
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Lundi 4 septembre 2006
"Vous n'avez pas assez fait preuve d'intégration"

Voilà le texte du courrier adressé à cette mère de 4 enfants congolais tous les 5 et en France depuis 5 ans. Lettre dont la conclusion est l'expulsion.

Alors, on na va pas reprendre les raisons pour lesquelles cette dame est en France, mais elle est expulsée : c'est l'échec (voir l'artice "l'échec des expulsions")

En revanche voilà bientôt 20 ans que je me pose la question de ce qu'est l'intégration et a fortiori les preuves d'intégration.

Je vous livre quelques anecdotes qui ont enrichies ma réflexion :
         Au début des années 90 j'étais agent d'une commune, dont le Maire était fille d'immigrée Hollandais. Ses parents étaient venus des Pays-Bas pour reprendre une exploitation agricole, qui a fructifié. Ce Maire, femme de grande qualité, disait être partisan de la culture de l'indifférence en opposition à la culture de la différence prônée notamment par SOS racisme. En somme elle expliquait qu'une bonne intégration née du fait que l'étranger ne doit pas cultiver sa différence mais doit se fondre dans la masse. L'indifférence doit être vue comme l'opposition à la différence à tout prix. Sa théorie était semble-t-il la bonne puisqu'elle a fait preuve de la plus belle l'intégration en devenant Maire.

            Mon grand-père, Suisse, ( je suis content de parler de lui) a immigré en France en 1935 fuyant la misère suisse de l'époque. Il est resté toute sa vie de nationalité suisse, n'a donc pas voté. Il a tenu un commerce toute sa vie. Il était membre d'un réseau de résistance et faisait office de passeur. Il habitait Biarritz, portait en permanence le béret basque. On ne peut pas faire plus intégré et plus citoyen. Et pourtant, il était président de l'association des Suisses de l'étranger de la région, organisait les fêtes nationales du 01 août et revendiquait sa qualité de suisse. D'autant qu'il était ...horloger.

            Lors de voyages en Afrique vers l'âge de 18 ans, l'âge de la capacité d'adaptation s'il en est, notre équipe a vécu chez l'habitant. Outre la curiosité de l'autre et de son mode de vie, il nous paraissait incontournable de nous fondre dans les habitudes locales. Malgré les maladresses qui ressemblent à  de la caricature, nous étions intégrés en faisant profil bas. Malgré tout nous sommes blancs, et ça se voit au milieu de tous les noirs. En France c'est la même chose on est porteur de l'image de sa couleur. De toute manière ça se voit. Un noir dans un village français, a beau être scolarisé, brillant, parler sans accent, être investi dans la vie locale : il est noir et, contre son grès, porteur d'images que les autres ont sur lui. Même s'il cultive l'indifférence.

N'est-ce pas là une partie du problème.

Alors que faut-il faire pour s'intégrer. Comment être sûr que le préfet appréciera favorablement votre volonté de vous intégrer.

1- On est noir, on le reste
2- On a un accent, pourquoi ne pas le garder. Celui de Marseille est assez fort me semble-t-il et participe de l'idendité.
3- Je suis analphabète. Normal mon pays ne me propose pas d'éducation. Je peux apprendre le français, mais je m'occupe d'abord de mes enfants et de trouver logement et travail
4- Les ancètres de mes enfants sont Soninkés, je ne leur parle plus de leurs racines et ne leur apprend plus la langue Soninkés. Ah bon. Moi je ne me suis jamais rassasié d'histoire sur la Suisse de mes grands parents.
5- Je suis noir et j'ai bac plus 5 et on ne me propose que des emplois de vigiles ou de gardien de stade. je dois accepter, c'est ça ou rien. Pourtant j'ai fait preuve d'intégration, je parle français, je n'ai plus d'accent, j'ai fait de brillantes études.
6- Je dois manger avec une fourchette alors que le riz au poisson sénégalais est si bon dans le plat commun partagé à la main.
7- Je fais attention aux odeurs de couscous dans la cage d'escalier, ça contratrie les odeurs de cassoulet.
8- Mon enfant doit montrer patte blanche (sans mauvais jeu de mot). Il n'a pas le droit de faire de bêtises, sinon il n'est pas intégré.

J'arrête là cette liste. Car en fait une des raisons pour laquelle cette mère était considérée comme non intégrée est que sa fille a déjà fait des bêtises.

Donc, les étrangers n'ont pas le droit à l'erreur. Tu veux t'intégrer tu te tiens à carreaux. Pire, pas de débordements. Si tu dérailles, tu n'est pas en mesure de t'intégrer. Je n'exagère pas. C'est un argument fréquent.

Alors donc pour être sur le sol français il ne faut pas avoir de tord à se reprocher. Moi, Franco-Suisse, je vous listerais mes bêtises. Je transmetrrais donc via internet mon passeport pour annulation.

Il est évident que toute personne qui souhaite s'intégrer doit s'attacher à connaître les modes de vie du pays qui l'accueille et ses lois, doit s'arranger pour ne pas commettre d'actes répréhensibles.

Alors pourquoi ne pas créer un permis à points pour étrangers en cours d'intégration. Un écart : un point en moins, des paroles en langue d'origine : un point etc. Voilà un axe de campagne électrorale. Et écoutez bien les discours, je ne suis pas très loin de la réalité.

Mais pourquoi exiger plus des immigrés que des Français ?
Par Pierre - Publié dans : Etrangers en France
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Mardi 29 août 2006
J'apprends aujourd'hui, de source autorisée, que les chômeurs sans emploi en 2006 après avoir perçu la prime pour l'emploi en 2005 doivent la rembourser.

Et oui, il ne peuvent plus y prétendre puisqu'ils sont sans l'emploi qui leur ouvrait ce droit.  Cette prime ayant été versée par anticipation en 2006 avant que la personne n'est fait sa déclaration, une fois que l'administration fiscale a fait les calculs la personne doit rembourser ce qu'elle a touché depuis janvier 2006.

Je m'explique :

Monsieur D d V (initiales prises au hasard pour rester anonyme) a été salarié jusqu'au 31 décembre 2005 date à laquelle il a été licencié (malgré la reprise économique fulgurante). 
Jusque là il ouvrait droit à la prime pour l'emploi du fait de son petit salaire. Le versement de cette prime est mensuelle pour peu qu'elle dépasse une certaine somme.
Donc, disons depuis deux ans D d V touchait mensuellement la prime pour l'emploi. De quoi mettre un peu de beurre dans les épinards.

Jusque là tout va bien.

Comme toute mensualisation aux impôts, elle se fait par anticipation. C'est à dire que pour ceux qui sont mensualisés, le paiement des impôts de l'année 2005 se fait dès le mois de janvier 2006 par anticipation. Le calcul des sommes dues se faisant à partir de la déclaration de mai. Cette mensualisation est simple : impôts payés en 2005 divisés par 10 mois. En août quand l'avis d'imposition est établi, soit les impôts remboursent le trop payé par la personne soit prolongent les prélèvements s'il reste encore à payer.

Il en va de même pour la prime pour l'emploi. Exemple : D d V bénéficie en 2005 de 300 € de prime. il perçoit alors 30 € par mois à compter de janvier 2006.

Or, arrivé au mois d'août, il a payé 240 € (30 € X 8 mois). Entre temps il a fait sa déclaration d'impôts dans laquelle il signale qu'il est demandeur d'emploi, les droits s'éteignent de fait.

Donc les impôts lui réclament le remboursement des 240 € versés indûment et n'acceptent d'ailleurs pas les échelonnements de paiements.
Donc le chômeur n'a plus cet argent.
Donc il vient voir l'assistante sociale.

Notons donc l'absurdité de la situation : je suis au chômage, j'ai moins d'argent, je rembourse des sommes perçues au titre de l'emploi que j'avais avant du temps où j'avais plus d'argent.

Aussi il y a deux visions qui s'opposent. toutes les 2 logiques :

1- Il est logique que les impôts demandent le remboursement de cette prime qui n'est pas due pour l'année 2006. C'est d'autant plus normal que les bénéficiaires sont informés qu'il doivent signaler à l'administration qu'il ne travaillent plus. Auquel cas les versements sont arrêtés ou tout simplement pas mis en place. La personne ne devra donc rien rembourser.

2- C'est bien quand on est au chômage qu'on a le plus besoin d'argent pour vivre. 30 € par mois ne sont pas négligeables. Il est donc dur, de bonne foi, de dire aux impôts qu'on n'en veut plus. Et quand on est au chômage, qu'il faut compter sous après sous, il est bien difficile de se projeter et d'anticiper la difficulté du remboursement. Mais la loi est la loi.

Cette prime pour l'emploi a donc atteint son paradoxe : elle favorise l'emploi salarié déresponsabilisant  les employeurs qui du coup n'ont pas à augmenter les salaires puisque l'Etat le fait pour eux, elle permet donc aux travailleurs pauvres de l'être un peu moins et de compenser les aides dont ils sont exclus,
et elle n'est plus versée aux chômeurs qui ne sont pas responsables de leur licenciement. Les demandeurs d'emploi sont donc doublement pénalisés : plus de travail et plus de prime. Sauf si évidemment, tous les chômeurs sont des fainéants et n'ont plus la valeur du travail raison pour laquelle la France va mal, bien sûr.

Faut-il supprimer cette prime pour l'emploi : si oui alors augmentons les salaires.

Faut-il faire preuve de plus de mansuétude à l'égard de Monsieur D d V  pour qu'il n'est pas à rembourser sa prime : a priori non, la règle est la même pour tous.

Tous les systèmes ont leur limites mais ne nous trompons pas sur les victimes, ce sont toujours les usagers, fragile si possible et non l'Etat.

Alors : scandale ou non ?
Par Pierre - Publié dans : Service public
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Vendredi 18 août 2006
La notion de travailleurs pauvres n'est pas qu'un concept.

Elle s'impose à l'épreuve des faits.

Il est vrai que le seuil de pauvreté est fixé à la moitié du revenu médian (moyen) soit la moitié de 1200 € nets par mois pour une personne seule. A noter d'ailleurs que la proportion retenue dans l'UE est de 60% de ce revenu médian, soit encore plus de personnes sous le seuil de pauvreté.

Le seuil de pauvreté est donc de 600 € net par mois pour une personne seule. Vous pouvez donc y mettre tous les bénéficiares du RMI, ceux de l'ASS. Les bénéficiaires de l'AAH échappent au couperet de très peu et les smicard avec leurs presque 1000 € par mois sont largement au dessus.

Il est donc vrai que les SMICARD ont de quoi manger, voire avoir un peu de loisirs bons marchés.

Mais dès qu'il y a une famille la donne change. De plus, un SMICARD ne peut pas se loger dans les grandes agglomérations : logements trop chers, pas assez de HLM. 

Là commence la pauvreté. Je rappelle également que les calculs sont vite faits. Si on prend ne serait-ce que le taux utilisé pour l'augmentation des loyers qui est autour de 2,8 % (4.8 en 2004) et qu'on le rapporte aux augmentations des allocations logement qui ne sont que de 1% dans le meilleur des cas, on voit très vite que la charge pour le locataire augmente. Si on y rajoute l'augmentation des énergies : 40% pour le fuel, autour de 15% pour le gaz et 1,5%
à venir pour l'électricité, les charges augmentent encore. La CAF désormais ne paye plus les sommes dues aux allocataires en dessous de 20 € par mois ce qui est beaucoup pour quelqu'un qui a 365 € de ressources mensuelles.

Un autre exemple en plus du logement : un salarié qui, en raison du marché de l'emploi, doit travailler à 30 km de chez lui, en province dans un département rural où seule la voiture lui permet de se déplacer.  Les coûts de carburant représentent 15 € minimum de plus par mois qu'il y 3 ans  : 1200 km par mois pour une voiture consommant 6 l/100km de gasoil qui est passé de 0.90cts à 1,10 cts. Ce calcul prend des conditions avantageuses de prix et consommations.

Le SMIC a auglmenté de 3 % soit 30€ de plus par mois. On voit donc que l'essence
seule en prend la moitié. Vous y rajoutez l'augmentation du fuel ou du gaz et maintenant de l'électricité, c'est alors bien plus que l'augmentation du SMIC qui est absorbée par les hausses.

A titre d'illustration : l'hiver 2005/2006 à été très long. Dans les régions de l'est de la France le chauffage a été arrêté dans le meilleur des cas fin avril. En mai il faisait encore froid et il était nécessaire de chauffer de temps en temps. Sachez que fin mars de nombreuses personnes ont du arrêter les chauffages par manque de fuel et d'argent pour en racheter. Il faisait maximum 15 degrés dans les maisons. Les personnes qui ont du s'y résoudre ne sont pas tous des bénéficiares du RMI.

C'est d'ailleurs dans le cadre de l'énergie de chauffage que les demandes d'aides financières auprès du FSL ont augmenté significativement pour les salariés, entre autres. Consommer 1500 litres de fuel pour un hiver est un minimum, en mars 06 le fuel était à 0,65 € le litre soit 975 €. Aujourd'hui il est autour de 0,75 € soit 150 € de plus. Et il n'y a aucune raison que ça baisse.

Pour couronner le tout, mais je l'ai déjà décrit, EDF ne négocie plus rien. M. H, salarié en contrat aidé, sous tutelle car en difficulté pour gérer seul, a quelques dettes et une facture EDF/GDF de 500 € à régler. Le tuteur, nouvellement désigné, paye 200 € de suite et propose à EDF de payer en plusieurs fois le solde. Réponse d'EDF : NON il faut tout régler d'un coup. Résultat le FSL est sollicité pour payer. Refus du FSL, donc du Conseil Général, qui n'est pas là pour être le banquier d'EDF qui en plus dans cette situation sera sûr d'être payé. Comment voulez vous alors qu'une personne sans soutien d'un professionnel se fasse entendre de ce distributeur de courant qui n'a plus de public que le discours.

Bref les travailleurs pauvres existent, augmentent en nombre. Ils ne profitent en aucune manière de la soit-disant reprise. En plus on leur fait peur en leur disant que les étrangers sont des profiteurs et qu'ils prennent leurs boulots.

Pensez-vous que je caricature ?
Par Pierre - Publié dans : Pauvreté
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Jeudi 17 août 2006
Pour cette fin de semaine se prépare un grand regroupement de gens du voyage sur une ancienne base de loisirs de l'OTAN en Moselle.


 2 exemples de traitement de l'information :

1- TF1 journal de 20h mercredi 16 août : " un rassemblement de gens du voyage aura lieu ...." description très brève de l'évènement. en guise de concluioon : " les mesures de sécurité sont importantes, 200 gendarmes sont mobilisés". Pas plus d'explications, de détails . En résumé : 30000 gens du voyage rassemblés, soit, mais ne vous inquiétez pas braves gens il y a 200 gendarmes. Où comment surfer sur l'inquiétude naturelle des gens et l'entretenir savamment.

2- France inter journal de 7h30 le 17 août 2006 : " un rassemblement de gens du voyage aura lieu ...."  Et le reportage qui suit est axé sur l'organisation : secours, accès, chapiteau pour les cérémonies, supermarchés qui s'approvisionnent etc. En somme cette fois on décrit un rassemblement classique de 30 000 personnes et l'organisation que cela nécessite. On ne joue pas sur la peur et on ne résume pas ces festivités, car il s'agit de cela, à un déploiement de force.

En fait, je ne suis pas surpris de la réaction de TF1 qui fait de cette peur son fond de commerce. Ce traitement de l'information m'écoeur simplement. Je suis un peu déçu par Harry ROSELMAK, que j'avais écouté avant son apparition sur TF1. Je suivais son journal avec attention pour déceler un changement aux infos de la une. Et bien non, Harry le beau est désormais dans le moule.

Quant à France inter, seule radio qui n'est pas encore inondée de pub, d'horoscope et jeux débiles en tout genre, en écoutant ce matin j'ai eu peur qu'elle traite l'information de la même manière. J'ai été rassuré. Elle n'est sûrement pas la seule à le faire, mais je ne peux pas écouter les autres radio (en dehors du groupe radiofrance) à cause de l'envahissement de la pub.


Juste un mot sur le fond, ce type de regroupement est désormais connu et à peu près codifié autant pour les populations qui s'y déplacent que pour les services de l'Etat et les collectivités locales.
On connait le fonctionnement. Les organisateurs, leaders, chefs de clans et autres pasteurs sont connus et reconnus.
On sait aussi que tout regroupement, quelqu'il soit, entraîne des débordements et qu'en effet il peut y avoir vols et autres destructions.

Ceci dit il ya sur ces mêmes bases de l'OTAN des regroupements de milliers de motards, des rassemblements de milliers de voitures tuning, des manifestations de dragsters etc. A chaque fois des milliers de personnes et les désagréments qui vont avec. Si on traitait l'information de ces regroupements uniquement sous l'angle du déploiement de la maréchaussée on ne parlerait que de la Police à longueur de journée. Il est vrai que nous n'en sommes pas loin et que cela va s'accélérer en ces temps pré-électoraux.

Seulement voilà là on parle des manouches.
Par Pierre - Publié dans : Débats
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Mercredi 16 août 2006
Revoilà qu'on reparle timidement des médecins étrangers.

Ils sont de plus en plus nombreux et font tournés les services hospitlaliers.

Une fois de plus on baigne dans l'hypocrisie la plus achevée et la mauvaise foi gouverne la politique.

Notons :

- immigration choisie, objectif national, tout le monde l'aura noté en cette période pré électorale. Explication : on fait notre marché dans les pays étrangers pour les métiers que les français n'arrive plus à fournir. Mais attention, on choisit la provenance. Une infirmière Espagnole est payée comme une Fançaise mais une Algérienne n'a même pas le droit d'exercer . On peut comprendre que le niveau n'est peut-être pas le même que dans notre beau pays développé. Mais les équivalences n'existent pas, ou si elles existent elles sont inaccessibles et oragnisent l'échec des candidats.

- Il manque de médecins en France : on va dire pour 2 grosses raisons :
     un numérus clausus servant à limiter le nombre d'étudiants donc de futurs médecins. On se demande d'ailleurs s'il ne sert pas à protéger les médecins en place qui voient d'un mauvais oeil la concurrence, médecine libérale oblige.
     Et certaines spécialités sont boudées : psychiatres, anesthésistes par exemple. Elles sont moins prestigieuses, moins rémunératrices et pour les anesthésistes avec une responsablité, dont juridique, très importante.
Venez voir en province, notamment, tous les postes de psychiatres disponibles, financés et non pourvus.

- On permet à des médecins étrangers, hors UE, de venir en France avec des droits, avec leur famille. On les embauche scéance tenante sur des postes vacants parfois depuis des mois. Si on octroie ce droit, de plus en plus dur à acquérir pour d'autres, c'est bien qu'on assume leur venue.

- Ils sont embauchés en CDD, à des salaires plus faibles mais avec les mêmes responsabilités. Ils ont la même pression que tous les étrangers pour le renouvellement des papiers et que tous les salariés en CDD pour le renouvellement des contrats.

- Sans oublier le trou de la sécu dont le comblement est également un objectif national. Les médecins étrangers mal payés coûtent moins chers aux hôpitaux donc à la sécu. Donc plus il y en a moins ça coûtent. Un nouvel exemple du cynisme actuel.

Un petit exemple pour illustrer : dans un département de Province où, comme dans beaucoup d'autres, il est difficile de trouver des puéricultrices pour la PMI (Conseil Général), a été embauchée une pédiatre pour faire fonction d'infirmière en PMI. Oui mais voilà la pédiatre en question est Algérienne. Les équivalences n'étant pas possibles elle doit se contenter d'être infirmière, qui plus est en contrat. Non française elle ne peut pas passer le concours de la fonction publique. Il est problable également qu'elle n'ai pas la même rémunération car elle n'a pas le diplôme d'infirmière et ne peut donc rentrer dans les grilles salariales.

Alors résumons : on veut choisir Nos étrangers, on a besoin de médecins, on embauche des médecins étrangers et on les paye au lance pierre et en même temps on fait des économies.

Soyons sérieux :
 - soit on a besoin d'eux et qu'ils sont compétents on les respecte en les payant comme nos bons médecins français. Ce qui n'empêche pas d'imaginer une période probatoire ou le passage d'une équivalence, une VAE.
 - Soit on considère qu'ils ne sont pas compétents alors on ne les embauche pas. Sinon cela veut dire qu'on embauche des médecins non compétents pour boucher les trous. Ce qui est grave et dangeureux.

Alors, compétents ou pas ?

La réponse est simple : des services partout en France tournent grâce à des médecins étrangers. Ces services fonctionnent bien, les malades sont satisfaits, les hôpitaux renouvellent les contrats et on a tous eu affaire avec un de ses médecins.

Comme d'habitude, en tant qu'étrangers ils ne sont pas en situation de force. Ils sont tolérés sur notre territoire, alors ils manisfestent timidement. Je n'ai d'ailleurs pas entendu un grand médecin d'un grand hôpital prendre leur défense. Et, oui, il y a là une concurrence.

Au passage, notons également que les chirurgiens de cliniques privées ont fait grève car ils ne sont pas assez payés.
Par Pierre - Publié dans : Etrangers en France
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Vendredi 11 août 2006
Monsieur BAGAYOGO vient d'être arrêté au supermarché pour être amené en centre de rétention.

Notons le paradoxe :

Il est salarié, a une fiche de paye, son employeur et lui cotisent aux différentes caisses.

Il est en France depuis longtemps, a épouse et enfants.

Il participe donc la richesse du pays, paye les retraites de nos valeureux retraités et la sécu de ses enfants.

Il occupe un poste d'agent de surveillance. Postes sur lesquelles les noirs sont particulièrement recherchés. Ne vous posez plus la question, ce n'est pas un hasard si les agents de surveillance dans les supermarchés sont noirs. Il sont recruté spécifiquement.  Même dans les petites villes de province avec peu d'étrangers ou de colorés.

Il est donc sur un poste sur lequel il est particulièrement recherché.

Son employeur prend le risque de l'employer, il y a donc intérêt. Il n'est pas philantrope.

Tout le monde y trouve son compte

Et pourtant

Il a été dénoncé on ne sait par qui

Il a été arrêté sous prétexte d'un contrôle de routine alors que c'est bien lui qu'on venait pêcher.

Il est désormais en centre de rétention. Où d'ailleurs il coûte plus cher qu'avant.

Son employeur vient de lancer une procédure de licenciement.

Le paradoxe du paradoxe c'est qu'il a droit aux prud'hommes mais ne peut s'y rendre. Il est convoqué à son entretien préalable de licenciement mais ne peut s'y rendre.

Alors cherchons les bénéfices de cette expulsion.

1- il va libérer une place pour un travailleur Français. Ca c'est vrai. Sauf que celui là même sera noir ce qui ne fera aucune différence pour les racistes de tout poil.

2- Il est un argument poilitique en béton armé : moi, ministre de l'intérieur (de quoi ?), je fais ce que je dis. Je vous ai compris etc.

Cette histoire est un mélange d'hypocrise, de démagogie, de délation la plus écoeurante.

Monsieur BAGAYOGO devait-il venir en France ? Lui a-ton permis de rester au pays.

Monsieur BAGAYOGO a-t-il coûté à la France , Non il a rapporté.

Seulement c'est dans l'air du temps. Personne ne s'offusque. Tout ça se banalise.

Il n'est pas admissible pour la France d'avoir cette attitude. Le problème n'est pas de faire respecter la loi le problème est l'hypocrisie, les faux arguments la mauvaise foi

Je ne m'y fait pas et ne m'y ferai pas.
érigée en programme politique et la facilité avec laquelle on s'attaque au plus faible, ceux qui ne parlerons pas.

A lire :
Le monde du vendredi daté du 11/08/2006
Par Pierre - Publié dans : Etrangers en France
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"Tout ce qui mérite d'être fait
Mérite d'être bien fait."

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