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Vision sociale

La vision sociale de la société par un simple citoyen qui connait les institutions sociales et  l'action sociale et qui s'intéresse à l'organisation sociale en général.
Lundi 19 juin 2006
Le 12 juillet prochain : 100ème anniversaire de l'arrêt de la cour de cassation réhabilitant Alfred DREYFUS.

Evènement lointain, certes, mais, à y voir de plus près, qui pourrait servir de référence dans la situation actuelle.

On peut trouver des similitudes et parallèles avec notre bonne société actuelle.

Avant tout, je rappelle que le Capitaine DREYFUS, juif, jeune, brillant, moderniste a été victime d'une machination orchestrée au plus haut sommet de l'Etat. Il a été accusé puis condamné pour haute trahison à partir de mensonges et fabrication de faux. Il a fallu plus de 10 ans, plusieurs procès directs et indirects, des joutes verbales des attentats, des lâchetés politiques, des hommes politiques courageux, plusieurs années de bagne et une immense persévérance pour qu'il soit reconnu innocent et réhabilité.

Il s'agit d'une affaire judiciaire. Plus qu'une erreur c'est une conspiration de l' appareil judiciaire et politique tout entier.

Il s'agit également de l'illustration de la dérive antisémite de la France à l'époque. Le tout dans un contexte social, sociologique et poltique particulier. Nous pouvons essayer d'y piocher des éléments qui nous ramènent à aujourd'hui.

1- Une crise de régime accentuée, après la chute du second empire. Une instabilité politique avec une attirance encore vers le royalisme, des institutions vacillantes : tendance de la 5ème république non ?.

2- Une société ou les pauvres sont très pauvres et les riches très riches, où l'argent semble représenter la référence : ne serions nous pas dans le même cas ?

3- Le pouvoir détenu par les notables et leurs réseaux, les histoires de pouvoirs sont permanentes et les décisons pas justifiées par l'intérêt du pays mais par celui des notables : en 2006 où en est-on ?

4- Une censure des organes de presse systématique, qui se déserre, certes, mais existante. Cette censure n'a d'ailleurs pas résistée à l'affaire. En 2006, la censure d'Etat n'existe plus officiellement mais les groupes de presse sont concentrés entre les mêmes mains : les grands groupes (dont les marchands d'arme) et les notables. La censure est de fait et se sent de plus en plus.

5- Un contexte de haine de l'étranger, peur de la modernité. Surtout ne pas perdre ce qu'on a. La victime toute désignée est le juif qui plus est intelligent qui risque de bouleversée l'ordre établi : c'ets écoeurant mais encore d'actualité. L'étranger, le différent, l'autre est la raison de tous les maux : la tendance est lourde aujourd'hui.

6- Une banalisation des propos racistes qui n'en ont pas l'air, des justifications de l'antisémitisme par de (soit-disant) grands intellectuels

Cette affaire a été la quintescence de l'abrutissement de la moitié d'un peuple, de sa manipulation, par des groupuscules et tribuns d'extrème droite : tient, n'en prend-on pas le chemin.?

Elle a étél'occasion de ne pas parler d'autre chose, comme les droits sociaux par exemple.

La violence entre les pro et les anti a été inouïe. C'est cet antisémitisme et ce racisme ambiant qui a amené à ce déchaînement contre Deyfus. Tout naturellement, en pente douce, sans contrôle. Et je crains que le contexte actuel ne soit similaire.

Un seul exemple. Avant le match France Corée du Sud du 18/06/06 : "péril jaune pour les bleus". Titre inacceptable de l'Est Républicain. Anodin en apparence mais banalement raciste dans les faits. des propos déplacés, discriminatoires car faisant références à la couleur de peau et qui ne choquent plus grand monde.

D'aucun réclame le transfert de Dreyfus au Panthéon, J'en suis.

Voilà une très bonne manière de faire une piqure de rappel à notre bonne vieille France afin qu'elle se rappelle des ignominies dont elle est capable.

Nous sommes tous concernés. Petits et grands,. Riches et pauvres. Soyons attentifs. Outreau, par exemple, se situe sur l'erreur pas sur un complot. Premier parallèle partiel.
Par Pierre - Publié dans : Débats
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Lundi 12 juin 2006
L'assistante sociale est-elle une placeuse d'enfants :

Oui.

Il y a plusieurs angles de vue :

- Elle est la vilaine qui cherche à retirer des enfants de leurs familles, à les arracher à l'amour parental. Elle applique de manière inhumaine des lois ou des consignes administratives. Elle fait ça par routine. Et dans ce cas là les parents sont victimes d'un système, le pot de terre contre le pot de fer. Que n'entend-on pas sur ce thème. Au café du commerce ou dans les médias.
Les commentaires vont alors bon train.
Dans ce cas là,d'ailleurs, on entend peu les services ou les syndicats dire le contraire. Peut-être à raison, il n'y a pas à se justifier, surtout dans ces cas de placements douloureux...pour tout le monde.

- Il y a aussi celle qui n'a pas fait son travail, c'est à cause d'elle que l'enfant est mort. Elle n'est pas intervenue à temps. Que font les assistantes sociales. Elles n'interviennent pas, pourtant dans cette famille, les enfants sont sales, ils ne mangent pas, ils sont peut-être même battus, les services ne font rien. On entend fréquemment ces choses là mais pas que au café du commerce, aussi dans les services qui ne sont pas chargés de protection de l'enfance. Par définition on critique ce que l'on ne connait pas. C'est bien naturel.
Encore une fois, les services ne se défendent pas, les assistantes sociales non plus. C'est normal, personne n'a  a savoir si on intervient dans une famille et surtout pas pour quoi faire.

- Vu de l'intérieur, du service pour lequel elle travaille. Les assistantes sociales appliquent la loi, suivent les familles font des rapports, s'entourent de conseils etc.

Alors, oui, certaines assistantes ont plus l'occasion de placer que d'autres, oui, certaines ne placent jamais. Les premières en raison des circonstances et d'un certain courage, les autres pour les circonstances et parce qu'elles ont peur. Dans les 2 cas on peut-être choqué : une telle, place des enfants, elle aime ça, retirer des enfants de leurs famille, elle règle ses comptes. L'autre : elle ne fait rien, elle laisse les enfants se faire tabasser sans rien faire.

Dans tous les cas, personne ne prend plaisir à placer. Et même pour les plus courageuses, c'est dur. C'est dur de prendre un enfant, de lui faire dire aurevoir à ces parents et de l'emmener sur son lieu de placement. C'est dur de lui expliquer pourquoi il est là. C'est dur d'arracher des enfants des bras de leur mère.

Je rappelle également que c'est beaucoup moins dur pour les institutions et leurs cadres que pour les assistantes sociales. Elles se demandent si pendant le week-end, en atttendant que le juge décide par exemple, ou que le rapport soit tapé, ou que le responsable accepte de le transmettre, l'enfant ne va pas recevoir l'ultime raclée.

Les institutions ont le devoir d'organiser les services pour que ne se superposent pas les dysfonctionnements institutionnels aux angoisses du placement.

Je rappelle d'ailleurs, voir  l'article "travailleurs sociaux et revendications des infirmières", le peu de reconnaissance institutionnlelle et salariale des assistantes socailes. Ce qui est parfaitement en contradiction avec la charge qu'elles portent. Leur travail ne s'arrête pas à la porte du bureau. Un enfant en danger vous suit à la maison le soir.
Par Pierre - Publié dans : Enfance
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Mardi 6 juin 2006
  • Observons les discours :

Membre du gouvernement : le chômage baisse
Journaliste : le chômage baisse
Journaliste (un autre) : les chiffres du chômage baissent

Ah, là on est plus près de la réalité.

Qu'on m'explique comment le chômage peut baisser, à part à s'arranger pour que les chiffres servent la cause politique :

 - Je ne vois pas moins de chômeurs qui sollicitent les services sociaux
- Je vois partout en France des entreprises qui ferment, avec des licenciements à la pelle
- Je vois des grandes entreprises obnubilées par la production de dividendes quitte à licencier alors que l'activité est en plein essor
- Je vois des candidats aux contrats aidés qui se bousculent au portillon
- Je vois de plus en plus de contrats d'insertion pour des jeunes de 26 ans
- Je vois dans ma région, des salariés licenciés par l'eldorado Luxembourgeois
- Je vois que par exemple les chauffeurs routiers qui atteignaient quasi le plein emploi sont désormais au chômage
- Je vois les méthodes ASSEDIC et ANPE qui découragent les plus solides et dont les circuits sont un vrai remède contre l'inscription
- Je vois les maisons de l'emploi qui ne sont pour l'instant que des coquilles vides dans lesquelles les problèmes d'organisation sont incommensurables

Je vois ... je vois ...

Je vois surtout que depuis 20 ans on nous prend pour des gogos, enfin surtout les chômeurs ou ceux susceptibles de l'être.

Alors je ne suis pas pessimiste, je vois, je constate et je dénonce. C'est facile mais c'est utile.

Venez voir la réalité, je vous accompagne.
Par Pierre - Publié dans : vision-sociale
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Lundi 22 mai 2006
Ca y est on remet le couvert : les fonctionnaires sont des privilégiés et sont, en partie uniquement parait, à l'origine des maux français.

Alors voilà quelques réflexions :

1 Oui les fonctionnaires ont le grand privilège d'avoir la sécurtité de l'emploi. Ils doivent le reconnaitre et admettre leur chance.

2- Cette sécurité n'est pas née du néant ni pour faire plaisir à telle ou telle personne. elle est constitutive de la création de la fonction publique sur le thème : les politiques passent, les fonctionnaires restent. Le tout afin d'assurer la continuité des services. Il faut s'en rappeler avant de décider si oui ou non on garde le principe.

3- Il y a 25% des emplois en France qui sont des fonctionnaires. Et alors, il ya des départements où on frise les 40%. Imaginez alors ces départements sans fonctionnaires, donc sans service public, donc sans emploi. Et si tout simplement c'était un choix du pays.

4-Oui, la rigidité des statuts de la fonction publique est un frein à son adaptation : est-ce pour cela qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. Voulons nous prendre le modèle de la fléxibilité totale, voulons nous des CPE dans la fonction publique ? Je vous laisse imaginer la colère des usagers des services publics devant un changement permanent de personnes et surtout devant l'incertitude que le serivce ne soit plus rendu du jour au lendemain.

5- oui, il y a des catégories sur-protégées qui ne veulent pas lâcher le moindre avantage, ce sont eux qui font grève en permanence (voir l'article travailleurs sociaux et revendications des infirmières). C'est eux qu'on voit en premier mais ils ne sont pas représentatifs. N'oublions jamais que dans l'icebeg on ne voit que la plus petite partie.

6- Oui quand on tire le diable par la queue et qu'on voit les agents EDF ne payer qu'une partie de leurs factures, et par la même gaspiller l'énergie, on a de quoi se mettre en rogne.

7- Non il n'y a pas de défense systématique des fonctionnaires par les autres fonctionnaires.

8-Oui, les gens n'osent plus dire qu'ils sont fonctionnaires, puisque c'est de leur faute si tout va mal.

9- Je rappelle d'ailleurs que fonctionnaire n'est pas un métier mais un statut, ne confondons pas. C'est comme pour les personnes en contrat d'avenir, contrat aidé, il sont salariés pas CAV, comme pour les emplois jeunes. De prendre le sujet par le statut c'est beaucoup plus facile à critiquer, on ne s'attarde pas sur le fond et l'utilité sociale mais sur les soit-disant privilèges ou inconvénients.

10- Je rappelle d'ailleurs que la précarité dans la fonction publique existe et que le nombre de contrats précaires augmentent. Vous pouvez demander aux agents administratifs s'ils sont privilégiés de toucher moins que le SMIC, ou aux agents des écoles qui font 10 heures par semaines payées au lance pierre et dont les horaires ne leurs permettent pas de travailler ailleurs.

11- A votre avis pourquoi les entreprises étrangères s'installent plus en France qu'ailleurs en Europe :  pour les routes, les trains, les services, les crèches les prix de l'électricité (la moins chère d'Europe) etc. Et pourquoi la France est-elle compétitive : parce qu'elle a fait le choix d'avoir des services publics pleins de fonctionnaires qui font tourner la boutique.

Alors, c'est sûr il faut faire des choix : des services qui coûtent ou de la libéralisation. Allez prendre le train en Grande Bretagne, allez payer l'eau au Danemark, essayez donc de trouver une crèche en Allemagne. Voir l'article sur le prix de l'eau dans la catégorie pauvreté.

Ceux qui râlent le plus contre les fonctionnaires les utilisent comme les autres, et si jamais un flottement apparaît dans le service ils sont hors d'eux. Et ce n'est pas un problème de fonctionnaires car la réaction est la même au supermarché. On critique mais on ne supporte pas la moindre contrariété.

Oui la fonction publique est lourde et octroie des privilèges parfois insupportables mais oui les fonctionnaires font tourner la boutique.

Choisissons : on garde notre système et on accepte de le réformer pour plus d'adaptation et de mobilité, pas de fléxibilté. Faisons le franchement et assumons le. C'est trop facile de critiquer et d'en profiter sans s'en rendre compte. On change le système et on externalise tout et on liébralise. Les 2 solutions existent, il faut choisir. Mais effectivement de rester dans l'état, ou l'Etat, ne rime à rien : une critique systématique stérile et démagogue n'amène rien.

Dans les 2 cas il faut avoir du courage. Et il faut du courage aux électeurs pour voter entre les 2 options. Voir l'article 57/43.

Je vous propose un jeu : repérez dans votre vie quotidienne les services qui vous entourent et auxquels vous faites appel. Quelques exemples : Police, infirmières, instituteurs, pompiers, éboueurs pour certains, agents qui entretiennent les belles fleurs de vos villes, ceux qui entretiennent votre rue et la route des vacances, les agents de piscine, de bibliothèques, les assistantes sociales (dont on aime tellement se passer) ... après vous comptez ce que ça vous a coûté en paiement direct : zéro.

Et après vous comparez avec les impôts que vous payez et faites le ratio : 1500 € d 'impôts sur le revenu divisés par les 15 fonctionnaires qui vous ont rendu services dans la semaine : c'est pas cher. Mais c'est vrai qu'il y a la TVA, la taxe d'habitation etc. Mais même en faisant le compte on est loin de payer trop.

Inversement on peut compter les privilèges : ils sont sûrement trop nombreux. Mais relativisons.

On a toujours trop tendance à régler un problème en commençant par les excès.

La question mérite bien mieux.
Par Pierre - Publié dans : Service public
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Vendredi 12 mai 2006
Qu'apprends-je ce matin ?

Les infirmières revendiquent sur leurs conditions de travail et les conditions de salaires. Sur le fond rien à dire.
Une infirmière commence à 1450 € net par mois hors prime.

Savez-vous à combien commence une assistante sociale : 1300 € avec primes.

Connaissez vous le nombre d'années d'études des assistants sociaux : 3 ans

Etes-vous sûrs de savoir les conditions de pression des usagers que subissent ces mêmes assistantes sociaes en polyvalence de secteur ?

Connaissez-vous la progression de carrière, que par exemple au bout de 15 ans le salaire ne peut plus évoluer.

Avez-vous déjà entendu parlé d'un mouvement des travailleurs socaiux, de grèves nationales ayant fait évoluées le statut ?

En gros on entend beaucoup parler des infirmières, tant mieux pour elles. Par contre quand parle-t-on des travailleurs sociaux, quand s'interroge-t-on sur leurs satuts et conditions de travail ?

Moi, je vois une différence : tout le monde se sent concerné par les infirmières : on peut tous en avoir besoin et elles ont un capital sympathie important. Sans infirmières le système est paralysé.
A l'inverse les Assistantes sociales, c'est pour les pauvres et en plus ça enlèvent les enfants. On peut s'en passer et rendre le service minimum. Quelques absences dans une équipe peuvent passer inaperçues et n'émeuvent pas grand monde.

Autant les travailleurs sociaux ne savent pas se mobiliser autant leurs conditions salariales et leurs satuts n'intéressent personne.

J'invite tous le monde à venir mesurer la pression dans les centres médico-sociaux, la tension qui est énorme quand il faut placer 2 bébés.

C'est agaçant à la fin.
Par Pierre - Publié dans : Service public
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Mercredi 10 mai 2006
Comment dénoncer un système qui tout entier met à l'écart toute une population sans occulter que cette même population doit se prendre en charge elle même.

Dit autrement, on ne peut pas tout excuser en plaignant ces pauvres pauvres, ils doivent aussi se prendre en main.

Quel juste milieu ?

Un exemple : un jeune couple au RMI appelle l'assistante sociale pour demander une aide financière : "on n'a plus rien dans le frigo pour manger". La situation est connue et le couple a de réelles difficultés financières.
Ceci dit, M. est en capacité de travailler. C'est alors qu'au cours de la conversation l'assistante sociale lui suggère de chercher des petits jobs, des emplois saisonniers, car la priorité c'est de faire manger sa famille. réponse : ah non, je ne vais pas travailler, je n'aurai plus droit aux aides.

Ce type de réponse suscite plusieurs réactions :

1- Le pauvre, il est victime du système, il n'y a pas de travail pour tout le monde
2- Pour cette fois débrouille toi pour manger, ça te fera réfléchir
3- Ces pauvres, tous des fainéants, je te les remettrai au travail moi !!
4- Ah, le système fabrique des fainéants, on donne trop sans contre partie
5- Si en plus il n'est pas blanc de blanc, les étrangers qui n'aiment pas la France n'ont qu'à la quitter, ça fera des économies aux caisses publiques.

A chacun sont choix.

Le problème, c'est que l'assistante sociale doit se positionner : fait-elle l'aide financière ? Lui fit-elle la morale ? ou les deux.

Autre exemple :  1h30 après l'heure de son RDV un jeune arrive dans le bureau de l'assistante sociale pour ouvrir des droits au RMI. Ce jeune homme est en passe d'être radié car il n'a pas fait les démarches necessaires.

Or, s'il est radié, plus aucune ressources. En guise d'excuse pour son retard vital : "oh, j'ai fait la fête hier soir, je ne me suis pas levé à temps pour mon RDV, mais j'en ai besoin de ce RMI, aujourd'hui c'ets le dernier.

Les réactions peuvent être les mêmes.

Ou plus prosaïquement : "t'avez qu'à te bouger mon grand"

Ce jour là l'assistante sociale s'est positionnée : d'autres personnes attendaient les RDV  prévus, le dossier RMI n'a pas été monté scéance tenante, le jeune devait fixer ses priorités. Il a été monté lors d'un autre RDV la semaine suivante.

Il n'y a rien de choquant qu'un travailleur social engueule un client du service social. L'essentiel est qu'il ai accueilli correctement dans l'esprit du service public.

Il n'y a rien de choquant non plus de refuser l'attribution d'une nouvelle aide financière quand la précedente a été utilisée pour moitié à acheter des bonbons aux enfants.

Le travailleur social n'a pas l'obligation de résultat. Il se doit de répondre à une demande, d'aider à la formuler même si la réponse est une orientation. En revanche il n'est pas à la merci des clients il a un rôle pédagogique, même si cette pédagogie est celle du coup de pied au cul.

Tout est question de juste mesure. C'est évident mais cela va mieux en le disant.

Par Pierre - Publié dans : Pauvreté
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Samedi 6 mai 2006

Alors là je suis mort de rire.

Je serais ravi de rire si le sujet n'était pas grave.

Ce qui est le plus marrant c'est l'enthousiasme affiché du ministre expliquant, avec des arguments réels, l'intérêt d'un guichet unique pour les demandeurs d'emploi.

Mais il ne fait qu'inventer la poudre.

Ce guichet unique est la moindre des choses pour qu'on cesse de se moquer des chômeurs.

 

Mais seulement  voilà, l'UNEDIC est gérée par le MEDEF, qui est le seul capable de gérer, c'est bien connu. Et puis c'est un organisme indépendant, il n'est pas question qu'il soit inféodé à l'Etat. On ne va pas  non plus le mélanger à une ANPE qui est signe de chômage et d'échec de la politique qui contraint les employeurs.

Cei mis à part, le guichet unique va poser un problème aux gouvernements : il ne sera plus source de radiations comme actuellment. Puisque celui qui ne respecte pas le parcours du combattant est radié. Là, plus possible, à moins que l'usine à gaz soit conservée. Alors se rapprochement n'a pas un grand avenir.

De plus, les ASSEDIC sont dans toutes les villes à l'opposée géographique l'une de l'autre avec pour les 2 des locaux neufs. Le MEDEF, n'acceptera jamais d'avoir investi pour rien.

 

Et puis, je fais juste remarquer qu'à la fin de l'année il y aura qu'un rapprochement par département : QUELLE AVANCEE. Après il y a  les élections.

Pour l'instant, le discours de rapprochement est rentable politiquement mais le rapprochement le sera moins. Et oui on risque d'être efficace : c'est con hein. Et en plus si le système est correct les chiffres du chômage risquent d'être réalistes et les actions cohérentes.

 

Je rappelle d'ailleurs que les maisons de l'emploi sont censées également être des guichets uniques avec accès simple : un guichet quoi ?

On n'est pas sorti de l'auberge, et je sais que tous les professionnels sont morts de rire comme moi. Sauf que le rire est jaune.

Par Pierre - Publié dans : Enervements
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Samedi 6 mai 2006

Voilà,

Je vous propose de bien écouter les conversations et autres interviews. Et puis de compter le nombre de "voilà" prononcés. Même les journalistes sont contaminés.

Certaines fois, c'est impressionnant : plusieurs dizaines de fois par idée développée. Ou disons plutôt par tentative de développement d'idée.

 Car en fait, cette nouvelle ponctuation orale ressemble à un cache misère. On ne sait plus comment dire, ou plus grave on ne sait plus si on peut parler librement. Alors on ne termine pas ses phrases et on conclue par un voilà magnifique.

 Avec le voilà, tout est dit, plus de questions possibles. En gros, fichez moi la paix, je n'en dirais pas plus.

 En dehors du fait que c'est très énervant et parfois inaudible, je m'inquiète de voir que ça se développe. Moins on a de courage de dire ce qu'on pense, ou que tout simplement on a rien à dire plus il y a de voilà.

Il est vrai dans les médias il y de plus en plus d'invités (ce n'est pas nouveau) qu'on fait parler sur des choses pour lesquelles ils n'ont pas d'idées ni d'avis : l'échapatoire du voilà est alors parfait.

En revanche quand le voilà est utilisé dans des conversations censées avoir du fond, c'est encore plus énervant, voire inquiétant. Et je relie ça avec la difficulté actuelle de parler des sujets importants. De donner son avis, d'être pour, d'être contre.... Avez-vous remarqué en écoutant radios et télévisions que les débats de fond se font rares. Et si on prend la presse, à qui appartient-elle ? Dans les partis politiques c'est la même chose. On ne peut pas parler de juif sans être taxés d'antisémites, on ne peut plus dire qu'on est contre le libéralisme sans être taxés de rétrograde, de dire qu'on est pour ce même libéralisme sans être ciblé comme un salop voulant la mort du peuple.

Seuls les extrèmes ne prononcent aucun voilà, et ils ont un échos de plus en plus grand. Ils sont audibles et claires, engagés et donc facile à suivre.

CQFD ?

Bon, voilà !!!

ALORS A VOS COMPTEURS.?. Et si on faisait un concours ?

Par Pierre - Publié dans : Débats
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