Vision sociale

La vision sociale de la société par un simple citoyen qui connait les institutions sociales et  l'action sociale et qui s'intéresse à l'organisation sociale en général.
Mercredi 26 avril 2006 3 26 04 2006 09:13
On lit de plus en plus de si de là que les pauvres mangent moins bien : plus gras, moins équilibré, des produits industriels moins fins ...

On connait tous les conséquences de la mauvaise alimentation sur le long terme : de l'obésité et toutes ses conséquences jusqu'à une diminution de durée de vie.

Il ne s'agit pas de faits anodins car le phénomène s'accroit.

A noter, avant toute analyse, que la mauvaise alimentation et l'obésité ne sont pas l'apanage des pauvres. Toutes les classes sociales sont touchées.

En revanche les pauvres ont-ils le choix : combien ont les moyens de choisir des fruits et légumes frais, combien peuvent acheter des légumes congelés car pour cela il faut un congélateur. Quand on fait ses courses sans avoir le choix, on prend le moins cher et le plus facile. Or ce sont les produits les moins cher à fabriquer par l'industrie agro-alimentaire qui sont les moins équilibrés.
De plus cette population va dans les magasins à bas prix dans lesquel le choix est très limité et parfois de moins bonne qualité.

Certes tout le monde va faire ses courses chez Aldi ou Lidl, c'est même devenu très tendance de dire à ses copines qu'on a fait une affaire chez Aldi, mais la majorité n'a pas le choix.

Encore une fois l'équation est simple : peu de ressources, pas le choix des produits et par dessus tout ça un déficit éducatif sur le bien cuisiner amènent à acheter le moins bon pour la santé.

Je rajouterai,  l'influence réelle de la pub sur les enfants qui choisissent les produits "vus à la TV". Ce n'est d'ailleurs pas vrai que pour les pauvres mais ça accentue le problème. D'autant que ces produits sont les moins bons pour la santé. Et dieu sait si c'est dur de résister à la pression des enfants : n'est-ce pas ? Je le sais tout le monde s'est reconnu.

Alors, nous, dans les services sociaux, quel rôle avons nous. Quand nous délivrons les indispensables bons alimentaires à des familles qui n'ont plus rien pour manger, nous le faisons prioritairement dans des supermarchés les moins chers. La boucle est bouclée : tu es pauvres, tu as faim je te donne un bon dans un magasin que j'ai choisi à ta place. Tu n'as pas la choix. Tu es pauvre donc ce n'est pas grave si tu manges mal.

De plus il suffit de lire les tickets de caisse issus de ces fameux bons pour ce rendre à quel point l'éducation alimentaire est à faire. Il n'est naturel pour personne de savoir faire à manger sain avec peu de produit, en un mot cuisiner.

Sachons quand même qu'à la place des bons aliemlntaires humiliants il y a le système des chèques services. Ils règlent le problème du choix du magasin mais pas celui du contenu des charriots.

Bref : et si les pauvres aussi pouvaient bien manger !!
Par Pierre - Publié dans : vision-sociale
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Lundi 24 avril 2006 1 24 04 2006 11:31
57/43

Ceci n'est pas le score de rugby du Biarritz Olympique contre Bath (j'aurai bien aimé).
Ce n'est pas non plus des numéros de chapitres ou des alinéas de loi.
Ce n'est pas non plus l'adresse d'une famille en difficulté.
Ce n'est surtout pas intéressant.

Et pourtant on en parle tous les jours et sur toutes les chaînes.

C'est contre productif, c'est virtuel, c'est orienté, c'est stérile et ça a l'immense avantage d'esquiver les vraies questions à poser et à débattre. Ceci est le score de Ségolène ROYAL contre Nisolas SARKOSY dans un hypothétique, virtuel deuxième tour, sorti de son contexte, questions sans fondement ni fond.

Je vous l'avais dit, c'est sans intérêt. Ca ne fait qu'accentuer la pression et ce n'est basé que sur des SI : si elle est candidate, s'ils sont au deuxième tour. Et surtout s'ils ont des IDEES et des PROPOSITIONS;

Car c'est bien là le fond du problème.

Je parie 57 contre 43 que jeudi, quand j'examinerai les contrats d'insertion aux fins de les valider, il y aura seulement 20 % de dossiers dans lesquels une insertion professionnelle peut être entrevue.

Ca c'est du concret, à moins que la solution soit de dire à ceux qui n'aiment pas la France de la quitter : à, tiens, voilà un programme qui apparaît au travers des chiffres.

Sinon, j'ai une proposition pour Ségolène et Nicolas : je leur propose l'hébergement de cette jeune fille de 17 ans à la rue aujourd'hui, mise à la porte par ses parents. J'ai besoin d'une famille chaleureuse et encadrante.

Non, en fait ça ne le fait pas, ça va nuire au 57/43.

A vos bulletins de vote !!!
Par Pierre - Publié dans : Enervements
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Mercredi 19 avril 2006 3 19 04 2006 09:03
Que c'est énervant d'apprendre qu'une grande entreprise française, ARCELOR, prépare un plan de licenciements pour augmenter ses bénéfices... pour pouvoir faire monter le prix des actions... pour contrer l'OPA. Il me semble avoir retenu qu'ils veulent que les actions rapportent 15%. Il faut donc diminuer les coûts, les investissements pour une meilleure rentabilité des actions.

A qui cela rapporte ? Pas aux salariés ni à l'économie en général.

L'argent va à l'argent.

C'est lassant !!!
Par Pierre - Publié dans : Enervements
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Mardi 18 avril 2006 2 18 04 2006 12:07
Après 3 jours de torpeur pascale, les affaires reprennent.

Première remarque. J'ai le priviliège de pouvoir pendant des périodes de fêtes en profiter comme bon me semble. j'ai du dépenser un demi RMi sur le Week-End, comme bon nombre d'entre nous.
En comparant les conditions on relatiivise. Ne nous trompons pas, je ne culpabilise pas. Je constate. Ce qui me permets d'essayer de ne pas oublier que je ne suis pas tout seul.

Deuxième privilège : je suis fonctionnaire. j'ai donc retrouvé mon emploi ce matin. Il était là où je l'avais laissé.

Troisième remarque : j'ai la chance d'avoir l'ordinateur qui me permet d'écrire ces quelques lignes.

Et donc, j'entends ce matin que les saisines des prud'hommes augmentent sans cesse pour dénoncer des ruptures abusives de CNE .  Se rajoute la honte de dire qu'on a un CNE et les consignes des employeurs de ne pas dire que son contrat est précaire. Pour le client c'est un problème de savoir que l'interlocuteur peut disparaître le lendemain.
Et à côté de ça, Monsieur Thierry BRETON, repart sur son leitmotiv: "je fais de la pédagogie". Sauf que ce qu'il oublie c'est qu'il n'y a rien à expliquer. Tout le monde a compris que CPE et CNE son du même tonneau : ils intègrent à l'économie française la précarité, le tout sans créer un seul emploi.

Ce que devrait expliquer BRETON c'est que l'objectif des entreprises n'est pas de résorber le chômage. Ca, c'est le rôle des politiques et de la société toute entière.
Ce qui est agaçant par les temps qui courent c'est cette tendance à donner les clefs de la maison aux entreprises.

Oui, ce sont les entreprises qui font la richesse, oui ce sont elles qui embauchent en fonction de leurs besoins. Et c'est là que le bas blesse. Elles n'embauchent pas pour faire baisser le chômage en France. Elles le font pour elles, au bénéfice de l'économie. La baisse du chômage est une conséquence favorable mais pas un objectif.

Or toutes les mesures visent à laisser aux entreprises seules le soin de faire baisser le chômage. Si elles embauchent en CNE ce n'est pas pour la courbe des demandeurs d'emploi c'est pour leurs intérêts. Ce qui n'est pas en soit un problème puisque c'est naturel.

En revanche ce qui est moins naturel c'est que les avantages soient à sens unique et que les choix ne soient possibles que pour les employeurs.

Le système marche sur la tête. Et pas besoin d'être Keynes pour dire que chacun doit rester à sa place.
1- La richesse est produite et doit l'être par les entreprises ET les salariés. Et non les entreprises seules, qui sans les salariés ne sont rien. Comme les travailleurs sociaux sans les pauvres ou les élus sans les électeurs.
2- L'argent est un support au fonctionnement des entreprises et non un objectif en soit.
3- Les politiques, et donc les électeurs, régulent et fixent les règles du jeu.

En ce moment la hiérarchie est inversée :

1- la richesse est produite par et pour la richesse puisque les entreprises cherchent le bénéfice pour rétribuer l'argent qui lui sert à fonctionner. Joli cercle vicieux
2 -Les politiques pataugent et ne régulent rien
3- Les salariés font la queue et sont priés de se taire et d'être contents si on leur propose un contrat précaire. Ils ne bénéficient plus des richesses produites : cf point 1

Le seul côté positif de cet état de fait est que tout système qui fonctionne en vase clos est amené forcément à s'effrondrer sur lui-même. Voir par exemple le communisme de l'union soviétique. Le mouvement perpétuel n'existe pas. L'argent s'alimentant de l'argent qui ensuite sert à alimenter l'argent etc etc, le système n'est alimenté par rien d'autre. Forcément il va y avoir un problème.
C'est comme une fontaine qui fonctionne en circuit fermé : l'eau qui coule est récupérée pour qu'elle coule à nouveau. Si on ne remet pas régulièrement de l'eau fraiche le système s'arrête. L'eau fraiche est rajoutée par une main extérieure au circuit qui maîtrise l'action, le moemnt et la quantité. Il n'ya donc pas que de l'eau en jeu mais une action humaine et réfléchie. Et au final il n'y a pas que l'eau qui profite de l'eau mais ceux qui vont boire.

Une génération va être sacrifiée et on devrait revenir à plus de raison.

Il parait que l'être humain sait toujours se réadapter.

En attendant il faut faire vite : ça urge !!!.

Par Pierre - Publié dans : vision-sociale
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Jeudi 13 avril 2006 4 13 04 2006 09:38
Dans la série des salariés dont les revenus du travail ne suffisent pas à la vie courante, il y a, et ce n'est pas nouveau, le prix de l'essence.

Nous rencontrons de plus en plus de salariés dont le lieu de travail nécessite des km à parcourir. A partir de 20 km le coût du transport devient quasi insurmontable. De ce fait des salariés, qui, jusqu'à présent arrivaient à joindre les 2 bouts se trouvent désormais en difficultés financières. Le mécanisme est assez simple : un budget serré, avec crédits à la consommation. Juste de quoi arriver à la fin du mois à 0. Le pétrole augmentant et les autres charges restant fixes, les salaires n'augmentant pas, l'essence grêve le budget. Et comme cela dure et s'aggrave, les autres factures courantes sont de plus en plus dures à payer et les dettes de ces familles augmentent.

Autre cas de figure : voilà maintenant des personnes au chômage qui sont contraintes de refuser des contrats à  temps partiel ou avec des horaires découpés car les frais de transport sont trop lourds. Au mieux, ces frais absorberons les nouvelles ressources au pire les salaires ne les couvriront pas.

Conclusion : oui il faut remettre au travail les chômeurs et bénéficiaires du RMI, oui le travail à une valeur essentielle. Mais ce n'est pas aussi simple.

De plus, on entend régulièrement que le prix du pétrole n'a pas d'incidence négative sur  la croissance et ne nuit pas au PIB, donc à la richesse du pays.
En effet,  la richesse est concentrée sur une minorité de la population et sur ceux qui ont les moyens de consommer. Par conséquent le frein que le prix de l'essence provoque dans la vie et la consommation des pauvres n'a que très peu d'impact. Oui, leur baisse de consommation courante ne se fait pas ressentir tellement elle est minime dans le fonctionnement général. Ce problème ne se voit donc pas dans la masse. De même ce ne sont pas les SMICARD qui font fonctionner l'économie, leurs possibilités de consommer sont trop limitées.

L'impact n'est pas collectif mais individuel. Il renforce le sentiment d'exclusion, comme l'exclusion réelle. Par extension, même si tout a été dit sur le sujet, quand on se sent exclu on a tendance à voter pour les extrèmes. Ceux-là mêmes qui disent défendre les victimes du système et qui dans le même temps tiennent un discours d'exclusion : chercher l'erreur.

Il est donc logique, du fait que tout tient sur la croissance, que cette catégorie soit en marge et laissée comme tel.

Peut-être faut-il voir dans cette pauvreté galopante un espoir de voir des réseau de solidarité se développer. Avec le risque que cette solidarité se crée entre gens de même condition. Et par la même renforcer cet appendice de la pauvreté. Appendice qui est exclu du développement du pays.

En attendant le pétrole est cher, pour des raisons spéculatives. L'économie n'en pati pas, les gens si.
Par Pierre - Publié dans : Pauvreté
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Mercredi 12 avril 2006 3 12 04 2006 11:38
Eloge de la faiblesse.

 “On ne peut désirer ce que l'on ignore. Quelqu'un qui n'a jamais connu l'ivresse de la boisson ne se sent pratiquement pas attiré par ce plaisir. Pour convoiter une chose, pour avoir l'idée et l'envie d'exercer une profession particulière, il faut en avoir une certaine connaissance” Alexandre JOLLIEN Eloge de la faiblesse ed. Cerf.

Citation tirée d'une lecture. Précisons que l'auteur sait de quoi il parle : handicapé physique il a ignoré bien des choses et n'a pas pu les désirer. Comme de faire des études. Dans les établissements pour hanicapés physiques, se projeter dans des études n'est pas de coutume. On trouvera tous des exemples nous concernant ou des situations que l'on a croisées dans notre vie, professionnelle notamment.

D'où l'importance de permettre aux enfants de toutes les conditions de découvrir des choses nouvelles qu'ils n'ont pas l'occasion ou les moyens de connaitre. Quel rôle magistral de l'école, non?
Comment alors accepter qu'un Conseil Général ne subventionne que les voyages scolaires se passant dans le département. Sous-entendu, si les écoles n'ont pas les moyens de quitter le département les enfants ne découvrent que ce qui leur est proche. Quand une commune a les moyens, ou se les donne, elle peut se passer des fonds du Conseil Général pour envoyer des enfants vers la découverte. Sinon les enfants restent dans l'ignorance;

Comment alors susciter le désir de connaître, de voir, de rencontrer si on ne sait pas que ça existe.

Ce problème est le même de manière générale entre les enfants vivant dans des villages reculés et ceux de la ville. Mais attention pas n'importe qu'elle ville. En banlieue, l'ignorance est chronique.

J'entends beaucoup de critique sur les enfants qui ont fait des bêtises et, qui, comme punition font des voyages : "c'est donner de la confiture aux cochons". Oui mais au moins ils seront moins ignorants et dans le cadre d'un travail éducatif ils auront l'esprit plus ouvert et désireront peut-être quelque-chose. 

Une bonne part des actes d'exclusions, de racisme, d'agressions naissent de l'ignorance, de la méconnaissance.

Nous avons cette responsabiliét d'ouvrir l'esprit des nos enfants : riches ou pauvres.

Le débat pourrait être très long. Mais voilà également une inégalité entre ceux qui ont les moyens d'ouvrir l'esprit de leurs enfants et ceux qui cherchent d'abord à leur donner à manger. Des actions existent, notamment les centres sociaux, mais elles dépendent des financements publics. A noter que ce n'est pas parce que des parents ont les moyens financiers que leurs enfants seront ouverts vers l'extérieur. L'igorance est dans tous les milieux.

A l'inverse, les publicitaires savent exploiter cette ignorance.
Ils créent sans cesse du désir en vantant la nouveauté. Un enfant se laisse naturellement prendre au piège.
 Il voit un nouveau produit, il ne l'ignore donc plus alors il le désire.

C'est simpliste mais tellement logique et vérifié tous les jours. Aussi des enfants dont le sens critique n'a pas pu être développé, s'élève au travers des messages télévisuels qui abusent de leur pouvoir de persuasion.

Bonnes lectures à tous, soyons éclectiques.
Par Pierre - Publié dans : vision-sociale
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Mardi 11 avril 2006 2 11 04 2006 10:42
En réponse à un commentaire fort avisé, je confirme qu'il est possible de faire du bon service public. Néanmoins celui-ci doit être servi par des agents et aussi une institution. Les premiers représentants d'une institution publique sont les élus.
Si les élus cherchent à rendre dynamique leur service public ils en ont les moyens. La fonction publique territoriale le permet par la possibilité de recruter, comme dans le privé, les meilleurs et les plus motivés. Encore faut-il accepter de payer les compétences en conséquence.

Oui il y a de la place en France pour un service public de qulité qui doit rester entre les mains du public, avec des agents compétents et une organisation hiérarchqiue dynamisante.

En tant que cadre, et recruteur de surcroit, je souhaite ardemment mettre en place une équipe au service du public. Je m'y emploie. L'institution veut-elle suivre ?.

Je crois dur comme fer au service public, qui, pour survivre  doit d'abord raisonner en terme de service au client et non à l'usager. C'est aussi valable pour le social. Voilà une notion intéressante a développer dans les écoles.

Il ya 15 ans, à l'école d'assistant social, quand j'ai parlé de client dans le service social je me suis fait villipender : chercher l'erreur !
Par Pierre - Publié dans : Service public
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Mardi 11 avril 2006 2 11 04 2006 09:50
Petite brève du jour :
 
J'apprends que tel département a embauché ses référents territoriaux en CNE. Ces mêmes référents territoriaux sont chargés du suivis des contrats d'avenir et autres contrats aidés.

Les CNE, rappelons le,  tirent  leur justification du fait que les entreprises ne connaissent pas à l'avance les marchés qui leurs permettront de maîtriser leur niveau de production. Elles ont donc besoin de flexibilité : pas de marché, pas de travail plus besoin d'ouvriers. raisonnement implacable non ?

Si la maison de l'emploi a besoin de connaître l'étendue de son marché et sa durée qu'elle m'appelle j'ai des chiffres et des projections à lui proposer.
Par Pierre - Publié dans : Enervements
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