Vendredi 31 mars 2006
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12:05
Tentons une réflexion de plus.
Cette réflexion part d'un énervement. C'est d'ailleurs délicieux de dire se qu'on pense en s'énervant un peu.
Imaginez, une grand messe réunissant tous les services de l'emploi : ANPE, Etat, conseils généraux et régionaux etc. Une grand messe ça sert à expliquer, si possible avec pédagogie toutes les mesures à un public averti (normalement).
D'ailleurs tellement le nombre de mesures d'aide à la formation et au retour à l'emploi et autres emplois aidés est important, on a parfois l'impression que c'est infini.
Grand messe donc. Lourde, très lourde. Où on est censé tout ingurgiter et surtout ne pas relevé les incohérences et les impossibilités à la mise en place. Et puis en cours de journée des réflexions, soit disant concrètes, en groupe restreints. Vous avez les fameux ateliers dans les journées de formation ou les colloques... si, si vous connaissez.
Et là, patatras, voilà les services de l'Etat et les organismes de formations officiels qui sont en train de se torturer l'esprit pour adapter leurs grandes actions au public bénéficaire du RMI.
Voilà un fonctionnement symptomatique des services de l'Etat : élaboration d'actions basées sur de grands principes. Réflexion des organismes de formations : "nos formations visent à amener les bénéficiares du RMI vers l'emploi". Si, si on peut le faire. Et voilà que les actions, les arguments fusent. Tout ceci ressemble fort à de l'auto justification et auto sujestion.
Mais bon sang, un RMI'ste il veut d'abord manger. Le reclassement professionnel il s'en fout. Si déjà il touve un boulot de base il est ravi. En plus les dispositifs d'insertion il y pige rien. Les professionnels non plus d'ailleurs.
Quand est-ce qu'on cessera de faire semblant de croire que tout le monde peut-être inséré normalement, avec un travail, une formation professionnlelle adaptée l'amenant à une évolution de carrière.
Avec l'expérience je dirais que 50% des bénéficiares du RMI ne peuvent s'insérer professionnellement que dans le cadre d'emplois aidés. Des emplois d'exécution, où il suffit de répondre à une consigne simple. Des emplois d'ailleurs indispensables et pas assez valorisés. On n'imagine pas à quel point ses emplois permettent à la société de tourner. Il suffit juste de voir que les communes exploitent à fond le système pour l'entretien des espaces verts notamment, ou le nettoyage des trottoirs.
Comme depuis 20 ans ce type d'emploi n'existe plus que dans le cadre des emplois aidés, alors
acceptons que les emplois aidés soient structurels. Intégrés aux politiques sociales et de l'emploi systématiquement. Ne faisons pas semblant de vouloir les supprimer pour les remettre 6 mois plus tard.
La preuve, le chômage ne baisse depuis 1 an que parce que les contrats aidés du plan Borlo ont été activés.Cessons également d'élaborer des dispositifs de formation qui pronent l'égalité des chances. Soyons concrets adaptons nous à la situation.
Oui, tout ça a un coût. Mais si tout pouvait se régler par l'entreprise, par l'emploi, l'embauche dans le privé, ça se saurait depuis longtemps. Et puis la société peut se permettre de payer un peu pour faire tourner ses services publics et avoir des trottoirs propres.
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