J'ai reçu le commentaire suivant d'Estelle : "Il est simple de tirer sur une categorie professionnelle pour se decharger de la passivité des mouvements de regroupements de revendications des travails sociaux
a t on deja vu une assistante sociale aller en prison pour faute professionelle non couverte et ni assumée par son superieur au vue de la charge de travail ? les dorsolombalgies sont elles une maladies professionnelle courante chez les travailleurs sociaux? les conditions et contraintes professionnelle sont elles même comparables ?
il me semble que vos revendications seraient suivies si elles etaient vraiment appuyées d exemples et cadrées et pas basées sur le "il a une plus grosse part du biscuit sec "quand le patronnat et nos elus s empiffrent de caviar et de champagne "
Merci pour le commentaire. Ce Blog est fait pour ça. Plus il y a de débats mieux c'est.
Le débat est intéressant.
Toutefois, loin de moi l'idée de cibler les infirmières. Leurs revendications me semblent légitimes. Je n'ai pas compétence pour les juger. Il me paraissait intéressant de mettre les difficultés des assistantes sociales en perspective. Et j'ai choisi le métier d'infirmière comme point d'appui.
De même, le métier et les fonctions des assistantes sociales sont mal connus. Pour une raison simple, entre autre, c'est qu'on n'a pas vraiment envie de savoir, leurs fonctions est trop dur à accepter. Votre remarque en est la preuve.
Grâce à la médiatisation et au travail reconnu tous les jours des infirmières, tout le monde les connait et connait leur métier. On aura forcément un jour ou l'autre et d'une mannière ou d'une autre à faire à une infirmière.
Par contre on espère tous ne pas avoir à croiser une assistante sociale. Sinon ce sera soit parce q'uon est pauvre soit parcequ'on est en difficulté dans l'éducation des ses enfants. Avouons que ce n'est pas très réopuissant.
Les images des métiers différent. Voilà tout.
Il me parait important par contre de rappeler qu'une partie des fonctions des assistantes sociales est très pénible et pas reconnue. Ne serait- ce que par des salaires très bas.
A ce stade, je voulais citer un exemple, je l'avais rédigé. Finalement je ne le publie pas. Il s'agissait d'un placement d'enfants (4). Cela fut dur, avec notamment intervention de la police. Je me suis ravisé car quand c'est trop dur on garde pour soi. Tout ne se raconte pas.
Mais en même temps n'est -ce pas un tord de ne rien dire ?. Cela participe à l'opacité du métier et à sa méconnaissance.
Mais de raconter servira à quoi : effrayer, plaindre, rendre les gens mal à l'aise ?
Je prends donc le partie de ne pas raconter.
Mais sachons quand même que la fonction d'assistante sociale ne s'arrête pas le soir en quittant le travail. Combien de fois ai-je repris des situations avec des assistantes sociales le lundi matin après qu'elles ai passées le week-end à y repenser et à s'assurer qu'elles avaient fait le nécessaire. "L'enfant que j'ai laissé dans cette famille va-t-il bien, vais-je le retrouver lundi etc ?". Combien dee fois ai-je attendu des assistantes sociales jusqu'à 22h qu'elles reviennent d'un placement d'un enfant en danger. Combien de fois a-t-on soutenu une assistante sociale qui doit rédiger un signalement d'enfant maltraité avec moulte détails de violences. Etc, etc,.
Le tout pour un salaire de 1200€ par mois pour une débutante après 3 ans d'étude. Sachant qu'une débutante à les mêmes fonctions que les autres. Je rappelle que le salaire médian en France est désormais d'un peu plus de 1200€ par mois. C'està dire qu'il y a autant de personnes en dessous qu'au dessus.
Cherchez l'erreur.
Par contre, pour certains, ce débat peut paraître indécent. L'essentiel est d'avoir du travail, de l'avoir choisi. Ce n'est déjà pas si mal. Un bénéficiaire du RMI perçoit 370 € par mois. Il est lui aussi loin du compte. Ceci dit, si chacun est à sa place, la machine tourne mieux. La reconnaissance du travail et de l'utilité sociale est valable pour tous.
Je comprendrais ques les personnes en situation précaire trouve cet article décalé. Ce qui permet de rélativiser le débat.
Le coeur du problème n'est donc pas là : c'est avant tout la justice sociale qui compte et l'équilibre entre les forts et les faibles. Thèmes essentiels présents dans ce blog.
Par Pierre
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Publié dans : Débats
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