Vendredi 31 mars 2006
Aujourd'hui la journée commence par un point fait sur les situations de la veille. Particulièrement les situations d'enfants en danger. En vrac : une mère alcoolique qui est hospitalisée, où va sa fille pendant ce temps - une fille de 13 ans qui ne veut pas rentrer chez elle car elle est frappée - une femme mère de 5 enfants amoureuse d'une autre femme et qui pour cela est menacée de mort par sa famille.
Je ne rentre pas dans les détails, mais voilà le quotidien des services sociaux départementaux.
Le mieux c'est que nous trouvons une solution à chaque fois.
L'avantage c'est que dans un petit département on connait les partenaires et on peut travailler en direct.
Sur le fond, c'est ça aussi la vie et la société est tenue de mettre en place une organisation pour gérer ces demandes. Quelqu'en soit le coût nous devons y répondre. Les travailleurs sociaux sont formés pour accueillir ces demandes : certains vont jusqu'au bout de la démarche d'aide, d'autres ont peur. Mais peut-on les blamer. Il est bien normal d'avoir envie de se protéger face aux horreurs faites parfois aux enfants. La seule chose, ces travailleurs sociaux devraient accepter que c'est trop dur pour eux, en parler, se former, ou changer de poste.
Pour moi, je sais que ça m'est très pénible, notamment quand il s'agit de trouver une place à un enfant. Quand je dit place, il s'agit d'une place en foyer ou famille d'accueil. Mais cette place fait écho à la place qu'un enfant a dans une famille.
C'est bien là la question que je me pose. Ne pas trouver une place pour un enfant placé cest, pour moi, une catastrophe: cet enfant n'a pas de place !!
De quoi faire echo à ma vie personnelle. D'ou le défi du travailleur social.
Je ne rentre pas dans les détails, mais voilà le quotidien des services sociaux départementaux.
Le mieux c'est que nous trouvons une solution à chaque fois.
L'avantage c'est que dans un petit département on connait les partenaires et on peut travailler en direct.
Sur le fond, c'est ça aussi la vie et la société est tenue de mettre en place une organisation pour gérer ces demandes. Quelqu'en soit le coût nous devons y répondre. Les travailleurs sociaux sont formés pour accueillir ces demandes : certains vont jusqu'au bout de la démarche d'aide, d'autres ont peur. Mais peut-on les blamer. Il est bien normal d'avoir envie de se protéger face aux horreurs faites parfois aux enfants. La seule chose, ces travailleurs sociaux devraient accepter que c'est trop dur pour eux, en parler, se former, ou changer de poste.
Pour moi, je sais que ça m'est très pénible, notamment quand il s'agit de trouver une place à un enfant. Quand je dit place, il s'agit d'une place en foyer ou famille d'accueil. Mais cette place fait écho à la place qu'un enfant a dans une famille.
C'est bien là la question que je me pose. Ne pas trouver une place pour un enfant placé cest, pour moi, une catastrophe: cet enfant n'a pas de place !!
De quoi faire echo à ma vie personnelle. D'ou le défi du travailleur social.
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